Quand le féminisme nuit aux femmes et profite aux hommes

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Si le féminisme véhiculé par les media peut donner l impression que les femmes reprennent de l ascendant dans la société, les milieux masculins montrent que ce féminisme peut profiter aux hommes et ce au détriment des femmes.

Deuxième article consacré à ma plongée dans les milieux masculins relatifs aux relations actuelles entre les hommes et les femmes. Le précédent était consacré au mouvement MGTOW dont il faut retenir deux choses : les hommes deviennent sourds au jeu féminin de la séduction, mais surtout ils hyper-rationalisent de plus en plus leur relation avec les femmes. Des sortes d'homo œconomicus des relations sentimentales. Le troisième et dernier article sera consacré à apporter des éléments de distanciation et à dire ce que m'a apporté cette expérience de plongée à contre-courant.

Cet article ne concerne que le féminisme contemporain des sociétés occidentales. Il est par ailleurs également écrit sous la forme d'une chronique, d'une photographie de notre temps de ce qui se dit et se pense dans les milieux masculins. Ce qui veut dire que les idées exprimées ici ne sont pas nécessairement les miennes : il s'agit d'une compilation des idées qui circulent aujourd'hui dans la société (essentiellement sur Internet), qui sont mises en forme ici de façon à former un tout cohérent. Certaines sont par ailleurs assez avant-gardistes, mais devraient prendre de plus en plus d'ampleur dans les années à venir.

J'ai utilisé ici un style d'écriture sans détour, de grande personne à grande personne. Comme il pourrait heurter la sensibilité des plus jeunes et des plus sensibles, ces personnes sont invitées à ne pas en poursuivre la lecture. De même, les féministes qui ne supportent pas la dissonance cognitive ne devraient pas lire cet article.

De la power girl au burn out

Il y a quelques années était mis en avant par les mouvements féministes la figure de la power girl, de la wonder woman et de la working girl. Les hommes allaient voir ce qu'ils allaient voir. Et ils n'ont rien vu. Cette figure de la power girl a aujourd'hui complétement disparu, les femmes s'y étant adonnées ont fait exploser les cas de burn out ces dernières années. Tant et si bien qu'aujourd'hui le burn out est reconnu maladie professionnelle.

Ce n'est pas pour rien si les hommes participaient moins à la maison avant le développement massif du travail des femmes : qui veut aller loin ménage sa monture. Donc pour tenir dans la durée de la carrière professionnelle il faut savoir se ménager.

Mais si cette figure de la power girl a disparu, il n'en demeure pas moins qu'on attend aujourd'hui des femmes qu'elles fassent la double journée qu'elles ont prétendue être en mesure d'accomplir.

A cela s'ajoute le très massif dénigrement des hommes dans les années 80-90 concernant leur capacité à entretenir une maison et à éduquer les enfants. Et aujourd'hui cela semble également acquis : les hommes sont impropres à éduquer les enfants, donc ce sont les femmes qui s'en occupent. En plus du ménage. En plus du travail. Et c'est ce qu'elles ont voulu. Peut-être sans trop en mesurer les conséquences.

Autant dire que ce féminisme là est très confortable pour les hommes. Surtout en cas de séparation puisque dans la très grande majorité des cas ce sont les femmes qui ont la garde des enfants. Donc après une journée de travail les femmes vont s'occuper des enfants pendant que les hommes vont se prélasser au bar et faire de nouvelles rencontres.

Power girl, power bonne poire.

Un féminisme de combat... perdu d'avance

Le féminisme actuel est construit sur une base de combats : des combats "pour" (des droits) et des combats "contre" (les hommes). Outre que cela conduit à des rapports sociaux malsains, c'est un féminisme qui pousse les femmes à se testostéroner. C'est pour cette raison que les femmes sont aujourd'hui si agressives, écrasantes, hargneuses, quand ce n'est pas méchantes. Et c'est aussi ce qui les rend aussi antipathiques de nos jours.

Ce féminisme fait le jeu des hommes. Non seulement parce qu'au jeu de la testostérone les femmes partent perdantes, mais en plus parce que cela conforte l'univers très masculin du marché du travail. Celui-ci étant basé sur la compétition et les rapports de force, il apprécie grandement les féministes testostéronées.

Il y a quelques années, les acteurs du marketing ont voulu féminiser les hommes avec le concept de métrosexuel. Ce fût un bide complet. Alors aujourd'hui on assiste à la masculanisation des femmes via le féminisme. Il est faux de penser que le féminisme a féminisé les hommes : en réalité il a masculinisé les femmes.

Les courants féministes se sont fait vampiriser par des femmes qui ont déclaré la guerre aux hommes. Oubliant un peu vite qu'au royaume de la guerre les hommes sont rois.

un féminisme vindicatif

Par ailleurs ce féminisme court derrière les hommes pour tenter de prouver que les femmes peuvent faire aussi bien, et aussi mal, que les hommes. Ce faisant, les femmes ne peuvent réellement s'émanciper car elles se mettent dans un état de dépendance vis-à-vis des hommes en attendant que ceux-ci daignent admettre que les femmes réussissent aussi bien que les hommes.

Du féminisme victimaire à la dépression

Grande mode actuelle, la victimisation n'épargne pas le féminisme. Pire, elle semble en être un moteur essentiel. Presque comme une façon de faire la chique aux hommes, de les provoquer et de les embêter. D'une certaine manière, un féminisme qui ne contrarierait pas les hommes serait beaucoup moins jouissif pour certaines féministes. C'est tout au moins la cerise sur le gâteau : "Et en plus ça emmerde les mecs, niark niark niark". Sauf que pas du tout.

Ce féminisme n'emmerde tellement pas les hommes qu'il a surement dû être inventé par eux. Même si pour l'instant les hommes ne s'en rendent pas trop compte, où font mine de ne pas s'en rendre compte. Peut-être simplement parce que ce féminisme est utilisé par les femmes pour reprendre de l'ascendant sur les hommes, alors ceux-si ont l'interdiction de développer des stratégies d'adaptation pour y trouver leur compte. Les hommes sont censés subir passivement le féminisme pour que les femmes se sentent fortes.

Pourtant il faudra bien que les milieux féministes comprennent qu'on ne peut pas être heureux quand on est dans la victimisation. Ou alors autant envoyer un faire-part de bonheur à quelqu'un qui est victime de quelque chose.

Les femmes devraient apprendre à se méfier des féministes, hommes ou femmes, qui les maintiennent dans la victimisation. Parce que ce faisant, ces féministes les maintiennent dans le malheur, et les plongent in fine dans la dépression.

Quant à celles qui tiennent à leur drame, qui tiennent à se maintenir dans la posture de la victime, elles doivent comprendre et accepter qu'elles ne seront jamais heureuses. C'est ainsi. Et par conséquent qu'il faut cesser d'accuser des hommes qui sont étrangers au choix de certaines pour la victimisation.

Et puis, ce qui est commode avec la victimisation c'est qu'on n'a pas besoin de se remettre en question : les femmes éduquent les enfants et choisissent leur conjoint. Finalement les hommes ne seraient-ils pas à l'image de ce que veulent les femmes ? Si les "connards" et les "salops" restaient célibataires, depuis le temps, il n'y en aurait plus. Oui mais voilà, dans un monde fondé sur les rapports de force, les "salops" et les "connards" sont souvent ceux qui ont l'argent et le pouvoir. Il est peut-être là le vrai pouvoir des femmes : valoriser d'autres hommes pour valoriser un autre type de société.

Un féminisme totalitaire

Elaboré dans des cercles restreints, le féminisme a accouché d'un certain nombre d'idées, d'opinions qu'il est impératif de répéter pour éviter d'être traité de tous les noms. Même les femmes n'y coupent pas, comme en a témoigné les réactions au mouvement féminin "I don't need feminism" dans lequel des femmes ont publié des photos d'elles avec une pancarte expliquant pourquoi elles n'avaient pas besoin du féminisme.

Elles ont été lapidées sur la place numérique publique. Purement et simplement.

Là aussi, il faut mettre en garde les femmes contre un féminisme qui se veut totalitaire et qui ne respecte pas les libertés individuelles.

Un féminisme qui plonge et maintient les femmes dans le célibat

Quel peut bien être l'intérêt pour un homme de sortir avec une féministe ? Absolument aucun. La femme féministe se dit victime de la société patriarcale, et donc des hommes. Pourquoi un homme accepterait-il de se mettre en couple avec quelqu'un qui le considère comme un bourreau ?

Par ailleurs, le féminisme a lamentablement échoué à refonder l'accord implicite qui fonde tous les couples : les hommes apportent les ressources, les femmes apportent le vagin. Fondamentalement, on en serait encore là. Pourquoi les femmes ayant fait de longues études restent célibataires ? Non pas parce qu'elles font peur aux hommes (ça c'est l'égo des femmes qui adore penser cela), mais tout simplement parce que les brillantes études de madame ne compte pour rien dans le couple. Pire, cela peut même participer à sa "décote" sur le marché du célibat car elle y arrive à un âge où le vagin est un peu moins... frais.

Rappelez-vous l'introduction de cet article : les hommes hyper-rationalisent à présent leur relation avec les femmes. Ainsi dans les milieux de la drague masculine, tous les individus hommes et femmes ont une "cote" de 0 à 10 sur le marché du célibat. Un beau mec avec du pognon, du pouvoir et des relations vaut 10. Une très belle femme, jeune et en bonne santé pour enfanter vaut 10.

Ensuite, il y a des éléments qui font perdre de la valeur. Pour une femme, l'âge est l'un de ces éléments. Plus la femme approche les 30 ans, et plus elle aura tendance à perdre des points. Et il n'est pas rare de lire que pour beaucoup d'hommes, passée 30 ans une femme ne fait même plus partie du marché du célibat, car trop vieille. C'est pourquoi les études longues pénalisent les femmes.

Les jeunes adolescentes qui passent tant de temps à vouloir paraitre plus grandes ne se rendent pas compte que plus elles seront grandes et plus elles seront transparentes.

Toujours dans ce cadre des milieux de drague masculins, une autre explication est avancée : celle de la tendance naturelle des femmes à l'hypergamie. Transposé sur la "cote" des individus, cela veut dire qu'une femme qui vaut 5 voudra un homme qui vaut 7, voire 8. Or, avec le développement des études supérieures chez les femmes, beaucoup d'entre elles se surestimeraient du fait de leurs bagages intellectuels. Ainsi, des femmes cotées 3 se mettent à revendiquer des hommes de cote 7, sans se rendre compte que ces bagages ne leur apportent aucune plus-value pour fonder un couple, et donc qu'elles ne devraient pas prétendre à un homme côté plus de 5 ou 6.

De même, les femmes qui réussissent une belle carrière professionnelle, et qui du fait de l'hypergamie cherchent un partenaire socialement supérieur, vont avoir moins de choix et donc trouver moins facilement un partenaire. Plus les femmes montent dans la pyramide, moins il y a de choix car elles ne regardent que les hommes du haut.

Il faut aussi indiquer qu'un homme avec une bonne position sociale a souvent un emploi dans un bureau. Et qu'il n'a pas forcément envie de rentrer chez lui le soir pour écouter les problèmes... de bureau de sa femme.

Cette pression sur l'apparence physique des femmes n'est pas forcément à mettre sur le dos des hommes. Tant que les femmes rechercherons en premier l'argent et le pouvoir chez un homme, celui-ci est libre ensuite de sélectionner les plus jolies et les moins farouches.

Tant que les couples seront fondamentalement basés sur ce rapport ressources/sexe, position sociale/sexe, il y a peu de chance que les choses évoluent.

Pour terminer sur la cause du célibat des femmes, rappelons encore une fois que dorénavant les hommes hyper-rationalisent. Le cas des femmes de plus de 30 ans sur le marché du célibat est très sordide. Soit la femme a déjà des enfants, auquel cas le nouveau partenaire devra non seulement entretenir une progéniture qui n'est pas la sienne, mais en plus il devra jouer le beau-père. Autant dire que ces femmes sont devenues des repoussoirs. Pire, certaines femmes trouvent très valorisant de salir leur ex, ce "connard". Qu'elles ne viennent pas se plaindre ensuite de ne pas trouver un homme qui veuille utiliser son argent pour entretenir un fils de con. Soit, second point, la femme n'a pas encore d'enfant, et à 30 ans cela est forcément devenu sa priorité numéro une. Ce qui effraie forcément les hommes qui n'ont pas envie d'avoir des enfants, ou qui n'ont pas envie d'avoir des enfants avec une femme de 30 ans et plus. Rappelons qu'il y a quelques années, la médecine déconseillait très fortement aux femmes d'avoir des enfants après 30 ans. Si le discours est un peu plus édulcoré aujourd'hui pour ne pas faire peur aux femmes et aux hommes, la problématique d'un enfant après 30 ans reste toujours sérieuse. Ce qui explique aussi la décote des femmes sur le marché du célibat au tournant des 30 ans.

Le féminisme est peut-être impuissant à changer ce que recherchent les femmes chez un homme. Les choses étant entendues, c'est peut-être pour cela que l'on voit de plus en plus de femmes célibataires passées 30 ans et de plus en plus d'hommes de 40 ans et plus se "payer" une petite jeune de 20-24 ans. A cet âge, les hommes ont souvent le patrimoine qui va bien, surtout s'ils ne se sont jamais mariés.

Avec une fenêtre d'opportunité aussi courte pour les femmes, autant vous dire que celles qui auront passé leur vingtaine dans le féminisme vindicatif et revanchard risquent de passer le reste de leur vie à le payer... et à le regretter.

Alors certes, cela manque un peu de romantisme et d'amour. Mais il faut rappeler que le "mariage d'amour" est une création assez récente dans les sociétés occidentales et qu'il est relativement inexistant dans de nombreuses régions du monde. Et par ailleurs, lorsque l'on demande aux hommes de payer durant des années une pension alimentaire, "l'amour" finit par être un synonyme de "belle connerie", de tentation démoniaque. Les cris rageurs des féministes n'y changeront rien : tant que c'est l'homme qui sera le pourvoyeur de ressources, il lui faudra privilégier une approche rationnelle et économique des relations homme-femme. Et puis l'amour c'est un peu comme la cigarette : au départ cela fait tourner la tête, ensuite vous pouvez fumer un paquet par jour sans que cela ne vous fasse plus rien.

Une solution peut-être : que les femmes cadres acceptent de former un couple avec un smicard.

Les femmes ont-elles tout perdu avec ce féminisme ?

Incontestablement, les femmes ont gagné en indépendance et en autonomie. Mais de l'autonomie à l'isolement il n'y a parfois qu'un pas, désormais franchi par une bonne partie des mères célibataires. La presse a d'ailleurs récemment fait état de ces mères célibataires et de ces femmes d'un certain âge qui sont devenues transparentes dans la société.

Les femmes donnent de plus en plus de temps à l'entreprise, se retrouvent mères célibataires - quand elles ne loupent pas la fenêtre pour avoir un enfant, s'enferment alors de plus en plus dans une posture de victime et finissent par devenir antipathiques car aigries et seules.

Un féminisme calqué sur le désir des hommes, ou comment enfoncer le clou

Un point devrait questionner les femmes se réclamant du féminisme : le fait que le féminisme corresponde à ce que souhaitent les hommes. Cela devrait les alerter, leur mettre la puce à l'oreille. Pensant, non sans malice et plaisir sadique, bousculer les hommes, leur faire du rentre dedans, ces féministes donnent aux hommes ce qu'ils ont toujours voulu.

La femme libérée : c'est la femme qui se trimbale les seins à l'air sur la plage et qui "baise" juste pour se faire plaisir, parce que vous comprenez, c'est une femme qui sait prendre en main son plaisir. A une époque il fallait acheter des magazines érotiques pour voir les seins des inconnues et "baratiner" des heures pour passer au "dessert" avec une femme. Mais ça c'était avant. Aujourd'hui les femmes apportent cela aux hommes sur un plateau, avec le sourire et pensant être libérées. Balaise.

La femme indépendante : faire la popotte et descendre les poubelles est devenu une marque positive d'indépendance chez les femmes célibataires. Finies les corvées pour môôôsieur. Et c'est tant mieux car ces femmes rechignent moins à faire ces activités une fois en couple : cela leur rappelle les joies de la femme indépendante.

La femme autonome: ce qu'il y avait de pénible avant c'est qu'il fallait complétement entretenir les femmes. Mais ça aussi c'était avant : à présent ce sont des power girls ravies de travailler 10h par jour, et monsieur peut garder son argent pour lui.

Ainsi les hommes ont face à eux des femmes qu'ils n'ont plus besoin d'entretenir, qui sont heureuses de se trimbaler à poil, de se faire sauter sans lendemain, et qui en plus seront ravies de descendre les poubelles le lendemain matin. Formidable. Pas étonnant qu'il y ait autant de mecs à se déclarer féministes : ils peuvent garder leur argent, et en cas de besoin sexuel, ils vont sur Tinder pour prendre rendez-vous avec une "femme indépendante et libérée", qui paiera peut-être même le resto si elle est féministe !

Bon par contre pas sûr que cela les rende vraiment heureuses. C'est certainement pour cela qu'elles font autant la gueule aujourd'hui.

Le féminisme a soulevé une question fondamentale chez les hommes : à quoi leur sert une femme dans leur vie ? Si la femme n'est pas indépendante financièrement, l'homme devra alors trouver une bonne raison de partager ses ressources avec cette femme. Si la femme est "indépendante et libérée" il aura plus intérêt à privilégier une relation type sex-friend. Mais les robots sexuels vont arriver sur le marché d'ici peu. Reste la question des enfants. Question presque close à présent avec l'arrivée imminente de la GPA pour tous (gestation pour autrui), c'est à dire, là encore, des ressources contre un vagin (naturel et bientôt artificiel).

A la lecture de tout ceci, il apparait que la question centrale est celle du fondement du couple. Faut-il le repenser, ou cette façon de vivre n'a-t-elle plus de raison d'être ? Auquel cas, il ne resterait plus qu'une vie de célibat et un marché du travail, dont le féminisme a fait sien les mécanismes très masculins (compétition, rapport de force). Féminisme, échec et mat ?

Partie 1 : MGTOW : quand les hommes s'épanouissent sans les femmes

Partie 3 : Eléments de distanciation (à venir)